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Informations sur le pays sélectionné : CANARIES

Intitulé officiel : les Îles Canaries
Superficie : 7 447 km²
Population : 1,9 millions d'habitants
Capitale : Las Palmas (Grande Canarie)
Peuples et ethnies : Espagnols, Nord-Africains, Latino-Américains et Européens du Nord.
Langues : espagnol
Religions : catholicisme
Institutions politiques : régions espagnoles autonomes
Premier ministre : José María Aznar (gouvernement espagnol), Román Rodríguez Rodríguez (chef du gouvernement régional)
Infos pratiques
Visa : les ressortissants de l'Union européenne et les suisses n'ont pas besoin de visa. Les canadiens n'ont pas besoin de visa si leur séjour n'excède pas 90 jours.
Santé : vous ne courez pas de risque particulier hormis des coups de soleil et des problèmes digestifs si vous n'avez pas l'habitude de la cuisine à l'huile d'olive. Aucun vaccin particulier n'est requis sauf si vous arrivez d'une zone infestée par la fièvre jaune (vérifiez auprès de l'ambassade d'Espagne dans votre pays).
Décalage horaire : quand il est 12h à Paris, il est 13h à Las Palmas en hiver et 14h en été (GMT en hiver, GMT + 1 heure en été).
Poids et mesures : système métrique
Electricité : 220 V, 50 HZ



Quand partir
Partez quand vous voulez, il fait beau toute l'année. Décembre et février sont les mois de plus grande affluence dans l'archipel, et ceux également où les prix atteignent leur pic : c'est l'hiver, et le temps est légèrement plus frais. Les tarifs aériens les plus intéressants sont offerts de novembre à mi-décembre et, surtout, de mars à mai (à l'exception du rush de Pâques).


Coût de la vie et argent
Monnaie : l'euro (EUR)
Il existe de nombreux bureaux de change dans toutes les îles et la plupart des devises fortes sont acceptées. Si vous optez pour les chèques de voyage, faites les établir en sommes importantes (10 000 pesetas au moins), pour économiser sur la commission prélevée par chèque. Les principales cartes de crédit sont acceptées partout ; si vous le pouvez, emportez-en plusieurs et gardez-les dans des endroits séparés au cas où vous en perdriez une ou qu'on vous la vole.
Le pourboire est laissé à votre appréciation car les notes de restaurant incluent obligatoirement le service. Si vous en êtes satisfait, un pourboire de 5% suffira largement.

A voir


Las Palmas (Grande Canarie)
La capitale des îles Canaries, première ville de l'archipel, a des allures de grande ville. Elle occupe l'extrémité nord-est de la Grande Canarie. Les quartiers de Vegueta et de Triana, au sud, forment le centre historique. De là, la ville s'étend sur plus de trois kilomètres vers le nord, le long de la côte, jusqu'à Santa Catalina et Puerto de la Luz. Elle a même commencé à mordre sur l'Isleta, un îlot juste au nord. Playa de las Canteras, est une longue plage de trois kilomètres située à l'ouest du pont menant à La Isleta. C'est là que vous trouverez l'office du tourisme, la majorité des hôtels, une multitude de bars et de boutiques. Las Palmas est probablement la seule ville des Canaries où vous aurez peut-être besoin de prendre le bus pour vous déplacer.


Le Casa/Museo de Colón, dont les balcons de bois finement sculpté surplombent des patios, est un magnifique exemple d'architecture canarienne. Malgré son nom, on ne sait pas si Christophe Colomb y résida réellement, mais ce fut la demeure des premiers gouverneurs. La Catedral de Santa Ana, principal lieu de culte de la ville, voisine le Museo Diocesano, installé autour du Patio de los Naranjos et consacré à l'art religieux. Le Museo Canario relate l'histoire de la Grande Canarie avant sa colonisation, tandis que le Centro Canario de Arte Moderno se consacre à l'art moderne. Principale rue commerçante de la ville, la Calle Mayor de Triana est piétonnière. Les hôtels de toutes catégories sont regroupés près de la plage de Santa Catalina et du port ; vous trouverez aussi des hôtels dans Vegueta et Triana, mais plus bas de gamme. Santa Catalina et le port offrent également un immense choix de restaurants et de bars, du plus modeste au plus huppé.


Santa Cruz de Tenerife


Porte-conteneurs, paquebots de croisières, ferries et jetfoils interîles s'alignent sur les quais de Santa Cruz de Tenerife, l'un des ports espagnols les plus actifs. Tous les centres d'intérêt de la ville se situent dans un rayon d'un kilomètre autour de la Plaza de Espana. Des trois musées de la ville, le Museo de la Naturaleza y El Hombre, qui abrite plusieurs momies guanches, est le plus intéressant. L'Iglesia de San Francisco est une superbe église baroque des XVIIe et XVIIIe siècles. Sur le front de mer, le Castillo de San Juan, de sinistre mémoire, était le marché aux esclaves africains au XVIIe siècle. Délassez-vous en dégustant un café sous les frondaisons du Parque de García Sanabria.
L'île de Tenerife possède deux aéroports desservant l'Espagne métropolitaine, de nombreuses destinations internationales et toutes les autres îles de l'archipel, à l'exception de Gomera. Vous pouvez prendre un ferry, un hydrofoil ou un jetfoil vers toutes les autres îles Canaries et vers Cadix, en Espagne métropolitaine. Santa Cruz se trouve à 95 km au nord-ouest de Las Palmas (Grande Canarie).


Playa del Inglés & Maspalomas
Bien qu'elle attire des foules avides de soleil venues du Nord de l'Europe, la station balnéaire regroupant Playa del Inglés et Maspalomas, n'est pas du goût de tout le monde. Aucune trace de l'histoire, mais des plages faisant le plein de corps huilés et des avenues aux noms évocateurs de. Tours opérateurs. Au coeur de Playa del Inglés, le Yumbo Centrum est un vaste centre commercial tenant du bazar arabe où les vendeurs de fripes et de radios alternent avec d'innombrables restaurants vous proposant de la cuisine "internationale". La nuit, changement de décor ; sacs et portefeuilles en cuir font place aux bars gays, aux discothèques et aux sex shops.
Le bus 66 fait la navette avec l'aéroport de Guando huit fois par jour. Des bus desservent régulièrement la côte sud et sud-est de l'île jusqu'à Las Palmas. Playa del Inglés se trouve à l'extrémité sud de la Grande Canarie, à 40 km au sud de Las Palmas.


Île de Lanzarote
Il ne pleut quasiment jamais sur Lanzarote. Cette île aride, à première vue dénuée de charme, a été classée Réserve de la biosphère par l'Unesco en raison de son sol volcanique unique. La capitale, Arrecife, ne présente pas grand intérêt, pas plus que les trois principales stations balnéaires de Lanzarote. Mais prenez le temps de visiter l'île, vous serez frappé par sa beauté insolite. Le Parque Nacional de Timanfaya, dans le sud de l'île, a vu en 1730 l'une des plus formidables éruptions volcaniques de l'histoire. Elle dura six années et rejeta dans l'air des milliers de tonnes de roche en fusion. Hérissé d'insolites formations de lave solidifiée, ce site de 52 km2 semble sortir droit d'un film fantastique.
Lanzarote se trouve à 200 km au nord-est de la Grande Canarie. Elle est desservie par de nombreux vols internationaux et au départ des autres îles de l'archipel. Des ferries effectuent régulièrement la liaison avec l'île voisine de Fuerteventura, moins régulièrement avec Las Palmas (Grande Canarie).


Île de Hierro
Si vous voulez fuir loin des hordes de touristes, des bars, des restaurants internationaux et des nudistes couverts d'huile solaire, Hierro est la bonne destination. Les paysages verdoyants de cette île rurale, peu touchée par le tourisme, évoquent plus la campagne irlandaise que la côte subtropicale. Sa jolie capitale aux toits de tuile rouge, Valverde, est la seule capitale des îles Canaries qui n'est pas située sur la côte. Vos balades vous mèneront dans de petits hameaux, comme Echedo, au coeur du vignoble, ou Isora, qui produit du fromage. Dans le centre brumeux de l'île, des bourgades ont été abandonnées, mais les bergers gardent encore des moutons et des chèvres.Des vols desservent l'île au départ de Tenerife et de la Grande Canarie. Des ferries circulent fréquemment. Hierro se trouve à 245 km à l'ouest de Las Palmas (Grande Canarie).

Histoire
Géologiquement parlant, ces îles sont jeunes puisqu'on estime qu'elles ont 30 millions d'années. La datation au carbone fait remonter les premiers peuplements à 200 av. J.-C., mais il est possible qu'elles aient été habitées avant. L'origine des premiers habitants, qui se donnent le nom de Guanches, demeure l'objet de spéculations. On parle d'émigrants celtiques ou nordiques. Mais il est probable que les Berbères, venus de l'Afrique voisine, aient été les premiers à s'installer.
Au Moyen Age, différentes tribus, souvent ennemies, se partagent les îles. La seule île de Tenerife ne compte pas moins de neuf (minuscules) royaumes. Les Guanches vivent en majorité dans des grottes ; ils pratiquent certaines cultures, la chasse et la cueillette. Le capitaine génois Lancerotto Malocello débarque vers la fin du XIIIe siècle sur l'île qui porte aujourd'hui son nom (Lanzarote). Utopistes à la recherche du légendaire Río de Oro (fleuve d'or) censé couler à la latitude des Canaries, missionnaires et marchands d'esclaves passent ou s'y installent. Mais celles-ci ne font leur apparition sur la carte qu'après le passage d'une mission italo-portugaise en 1341.
En 1402, le Normand Jean de Béthencourt s'établit aux Canaries. Fort du soutien de l'Espagne, il entreprend de les conquérir. Un siècle de colonialisme honteux s'ensuit, marqué par les massacres et l'asservissement de nombreux Guanches. Le traité d'Alcáçovas, en 1479, fait des Canaries une possession de l'Espagne.
Défiant l'Espagne, les premières troupes marocaines occupent Lanzarote en 1569 et 1586. Sir Francis Drake fait donner de la canonnière devant Las Palmas en 1595. La ville est détruite par une flotte hollandaise en 1599. Sous la conduite de l'amiral Robert Blake, les Anglais finissent par battre les Espagnols à Tenerife. Mais ces derniers résistent et, en 1821, les Canaries deviennent une province espagnole. Santa Cruz de Tenerife est choisie comme capitale.
La culture de la canne à sucre, de la vigne, de la banane, l'élevage de la cochenille, qui fournit le carmin, connaissent des fortunes diverses. Le blocus maritime imposé par la Grande-Bretagne pendant la Première Guerre mondiale porte un coup fatal au commerce de la banane. Les Canariens partent en masse pour l'Amérique latine à la recherche d'une vie meilleure.
En 1936, la guerre civile éclate en Espagne. Pour l'empêcher de mener à bien son projet de coup d'état, la République espagnole envoie le général Franco aux îles Canaries ; celui-ci s'en s'empare. Les nationalistes franquistes arrêtent tous les sympathisants canariens de la cause républicaine.
Après la Deuxième Guerre mondiale, la misère pousse à nouveau des milliers de Canariens à fuir, cette fois clandestinement et à destination principalement du Venezuela. Au début des années 1960, le général Franco décide d'ouvrir grand la porte au tourisme. Le miracle économique s'accompagne de transformations, moins heureuses, de la physionomie des Canaries. Des millions d'adorateurs du soleil s'y rendent chaque année.
Les îles Canaries sont une comunidad autónoma (région autonome) depuis 1982, et la Coalición Canaria a joué un rôle important dans la victoire du Partido Popular, parti de droite, aux élections de 1996.


Art
Symbole de l'héritage musical des Canariens, le timple est un instrument rappelant l'ukulele polynésien. Il est possible qu'il ait été introduit dans les îles par les esclaves berbères que les envahisseurs normands firent venir pour travailler la terre au XVe siècle. Le timple a pas mal bourlingué et il a aujourd'hui sa place dans le répertoire musical de Cuba et d'autres pays d'Amérique latine. Lors des traditionnelles fiestas, il accompagne la danse, que ce soient l'isa, la folía, ou, si vous avez de la chance, la tajaraste, seule danse, dit-on, qui provient des Guanches.
De nombreuses cuevas (grottes), éparpillées dans les îles, sont ornées de peintures rupestres réalisées par les Guanches aux XIIIe et XIVe siècles (Barranco de Balos, Agaete, Gáldar, Belmaco, Zarza et El Julán, par exemple). Les représentations humaines et animales prédominent. La conquête espagnole ne favorisa pas l'essor artistique. Le premier grand peintre canarien, Gaspar de Quevedo, originaire de Tenerife, apparut au XVIIe siècle. Valentín Sanz Carta fut le premier artiste à peindre son pays, au XIXe siècle. Au début du siècle suivant, Manuel González Méndez (1843-1909) fut le chef de file de l'impressionnisme dans l'archipel. Tous les grands courants artistiques européens touchèrent les Canaries. Parmi les peintres abstraits, César Manrique (1919-1992) fut mondialement reconnu. Ses oeuvres pleines d'imagination et les efforts qu'il déploya pour sauver la culture canarienne face au bulldozer du tourisme de masse lui ont valu l'estime de tous ses compatriotes.
On ne connaît pas de textes écrits provenant des Guanches, mais l'historien italien Leonardo Torriani a traduit leurs ballades. Benito Pérez Galdós (1843-1920), qui grandit à La Palmas et s'installa à Madrid en 1862, est considéré par certains comme le plus grand romancier espagnol depuis Cervantes. L'un des plus grands écrivains canariens du XXe siècle, Isaac de Vega, est notamment l'auteur de Fetasa, un essai bouleversant sur l'aliénation et la solitude.



Langue
L'espagnol, ou plus exactement le castillan, est la langue officielle des îles Canaries, et les seuls termes guanches qui subsistent sont des noms de lieux.
Bonjour : ¡Hola!
Au revoir : ¡Adios!
S'il vous plaît : Por favor
Excusez-moi : Perdón/Perdone
Comment allez-vous ? : ¿Cómo está?
Très bien, merci : Estoy bien, gracias
Je voudrais aller à... : Quiero ir a...
Avez-vous des chambres libres ? : Tiene habitaciones libres?
Combien coûte... ? : ¿Cuánto cuesta...?
Religion
On connaît mal le système de croyance complexe qui était celui des Guanches avant l'arrivée des Espagnols. L'un des premiers soucis des conquistadores fut de convertir les Guanches au catholicisme. Si les Canariens ne débordent pas de ferveur religieuse, l'église n'en joue pas moins un rôle social important dans l'archipel.


Coutumes
Les gens se fréquentent habituellement dans la rue ; les invitations à dîner ou à une soirée chez des particuliers sont l'exception plutôt que la règle. Les Canariens vivent à la méditerranéenne : le matin commence tard, une longue pause est ménagée entre 14 et 17h pour le déjeuner, la sieste et des retrouvailles familiales ; le travail reprend ensuite quelques heures, suivi du dîner, et la vie sociale se prolonge tard dans la soirée.


Gastronomie
Fortement influencée par l'Espagne, la cuisine canarienne n'en possède pas moins son originalité. La spécialité que vous verrez le plus souvent sur votre table est le mojo, une sauce aux nombreuses variantes dans laquelle on trempe à peu près tout, des cuisses de poulet au gofio (mélange de blé, de maïs ou d'orge cuit au four, qui remplace le pain), en passant par les papas arrugadas, de petites pommes de terre nouvelles cuites en robe des champs. La pomme de terre fut introduite aux Canaries au XVIIe siècle en provenance du Pérou et les connaisseurs en distinguent jusqu'à 23 variétés différentes. Parmi les nombreuses soupes, le potaje de berros (potage de cresson) et le rancho canario (bouillon avec des nouilles, de la viande et des pommes de terre) sont les plus typiques. Le conejo en salmorejo (lapin mariné dans du vinaigre, de l'huile d'olive et de l'avocat) passe aujourd'hui pour un pilier de la cuisine canarienne, mais c'est en fait une spécialité venue d'Aragon. Modeste, la viticulture locale réserve parfois d'agréables surprises, surtout parmi les crus de Tenerife. Le vin le plus courant, le malvasía, vient de Madère. Il est généralement doux.



Environnement
Geographie :
Situé dans l'océan Atlantique, à l'ouest du Maroc, l'archipel des Canaries comporte sept îles principales et six îlots, qui sont les sommets émergés d'une vaste chaîne volcanique sous-marine. L'île de Fuerteventura, à l'est, se trouve à moins de 100 km de la côte marocaine. Couvrant un territoire un peu inférieur à celui de la Corse, l'archipel présente une multitude de paysages : étranges plateaux volcaniques, forêts majestueuses, falaises battues par l'océan, vignobles et champs d'oliviers. Sans oublier les rangées d'hôtels et les plages surpeuplées, qui font partie intégrante du paysage.
Les volcans formant l'épine dorsale de l'archipel ont vu le jour au moment de la formation de la chaîne de l'Atlas en Afrique du Nord, il y a des millions d'années. Le volcan le plus élevé des Canaries, le Teide (3 718 m), à Tenerife, est aussi le plus haut sommet d'Espagne et le troisième du monde après ceux de Hawaii. Cette activité volcanique a donné au sol sa fertilité, mais les îles sont dépourvues de rivières et souffrent périodiquement du manque d'eau. Sur certaines îles, l'eau potable provient en grande partie d'usines de dessalement de l'eau de mer.

Climat :
Les îles Canaries vivent un éternel printemps. La moyenne des températures oscille entre 18°C en hiver et 24°C en été. Si la chaleur se fait un peu trop sentir sur la plage, l'air sera plus frais en montagne ; l'hiver, vous aurez franchement besoin de vêtements chauds en altitude. Les îles septentrionales connaissent un climat subtropical, à l'exception de Lanzarote et de Fuerteventura, plus sèches et légèrement plus chaudes. Les précipitations sont généralement faibles, sauf sur les côtes nord exposées aux vents et surtout sur la partie nord des îles les plus montagneuses. Les îles au relief plus plat ne reçoivent que très peu de pluies. Il arrive que le sirocco, vent chaud venant du Sahara, se mette à souffler, surtout en été ; la lumière devient crépusculaire et une couche de poussière recouvre tout. C'est dans les îles de l'est que ce vent, surnommé le kalima par les Canariens, est le pire.


Faune et Flore :
Les différences d'altitude et la richesse des sols volcaniques ont doté les îles de véritables trésors biologiques. La moitié environ des 2 000 espèces de plantes existantes sont endémiques, dont le palmier des îles Canaries ou le pin. En raison des microclimats, la végétation est d'une grande diversité, des sites de laurisilva (lauriers, houx, tilleuls et bruyères recouverts de lichens), classés patrimoine mondial par l'Unesco aux régions semi-désertiques où poussent les palmiers et le cardón de Jandía, une espèce rare ressemblant au cactus.
L'animal le plus intéressant est le lagarto del Salmor, un lézard repoussant pouvant atteindre un mètre et qu'on ne trouve que sur l'île de Hierro. Quelques espèces de chauves-souris sont installées et plus de 200 espèces d'oiseaux s'y abritent ; migrateurs pour la plupart, ils ne font toutefois que passer. Le canari, bien sûr, vit dans les espaces sauvages, mais ne vous attendez pas au petit serin que vous avez souvent vu en cage : son cousin des îles n'est pas jaune mais brun.
Les îles représentent, en théorie du moins, un des territoires protégé les plus étendus d'Europe : les parcs, nationaux ou naturels, regroupent 42% des terres. Il existe quatre parcs nationaux, dont celui de Teide, qui s'étend autour du volcan, et celui de Garajonay, une forêt primitive.

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