Dix ans après la chute du mur de Berlin et l'effondrement de l'ex-URSS, qu'en est-il de la Bulgarie ? Le visiteur découvre un pays qui lutte pour s'adapter, une population qui conserve un extraordinaire sens de l'hospitalité, malgré le chaos économique et social. Les villes, en particulier Sofia, ont beaucoup changé. Mais dans les campagnes, certaines scènes rappellent le XIXe siècle. Pourtant, malgré le marasme dans lequel se débat le pays, difficile de ne pas apprécier la beauté de ses paysages montagneux et des côtes de la mer Noire, ses nombreux monastères et les ruines romanes et byzantines qui rappellent son passé.
Intitulé officiel : république de Bulgarie Superficie : 110 912 km² Population : 8,2 millions d'habitants Capitale : Sofia (1,1 million d'habitants) Peuples et ethnies : Bulgares (85%), Turcs (8,5%), Tziganes (2,6%), Macédoniens (2,5%) Langues : bulgare. Certaines minorités parlent turc et tzigane. Religions : orthodoxes bulgares (85%), musulmans (13%) Institutions politiques : régime parlementaire, avec un pouvoir présidentiel fort Président : Georgi Parvanov Premier ministre : Siméon de Saxe-Cobourg-Gotha
Informations pratiques
Visa : les ressortissants de l'Union européenne et des États-Unis n'ont pas besoin de visa. Les autres voyageurs doivent accomplir de coûteuses formalités, à moins de partir en voyage organisé. Décalage horaire : GMT plus 2 heures Poids et mesures : système métrique Electricité : 220 V, 50 Hz
Coût de la vie et argent
Monnaie : le nouveau lev (pluriel : levas)
Un repas vous reviendra entre 2 et 4,5 € au minimum, de 4,5 à 10,5 € dans un restaurant standard et à partir de 10,75 € dans un restaurant chic. Malgré une TVA de 22%, tout ce qu'on peut payer au même prix qu'un Bulgare reste très bon marché, y compris les taxis. Mais dès qu'il existe un tarif touristique plus élevé, comme pour l'hébergement, le budget s'alourdit. Pour l'argent liquide, pas de problème : il existe de nombreuses officines de change qui ne prennent généralement pas de commission. Pour les chèques de voyage, c'est plus difficile : de nombreuses banques ne les acceptent pas ou prélèvent une commission d'environ 5%. Les distributeurs automatiques sont répandus à Sofia et dans les stations balnéaires de la mer Noire.
Langue :
Le bulgare est une langue slave du Sud transcrite en caractères cyrilliques. Cet alphabet, créé au IXe siècle par deux frères de Thessalonique, les saints Cyril et Méthode, constitue l'un des liens étroits avec les Russes. Le russe reste la deuxième langue des plus âgés et continue d'être enseigné dans les écoles. Les jeunes s'intéressent davantage à l'anglais. Attention ! Les Bulgares, comme les Grecs, ont une gestuelle bien particulière : pour dire oui, ils tournent la tête de côté, pour dire non, ils l'inclinent d'avant en arrière.
Quelques mots et expressions utiles en bulgare :
Bonjour (poli) : zdraveyte Au revoir (poli) : dovizhdane S'il vous plaît : molia Merci : blagodaria Excusez-moi : izvinete me Je ne comprends pas : az ne razbiram Oui : da Non : ne Où se trouve ? : kâde e ? Combien cela coûte-t-il ? : kolko stuva ?
Religion :
Le régime communiste tenta de décourager la pratique religieuse durant plus de 40 ans. Si la très grande majorité des Bulgares est de confession orthodoxe, la religion reste le domaine des plus âgés, la jeunesse bulgare délaissant volontiers les églises.
Environnement
La centrale nucléaire de Kozloduj, à 200 km au nord de Sofia, est l'une des plus dangereuses au monde. Depuis sa création en 1974, elle a connu périodiquement incidents et alertes. Des défaillances qui ont entraîné des coupures de courant dans tout le pays et nécessité des fermetures partielles. Des aides occidentales ont été accordées pour fermer cette centrale, mais rien n'a encore été entrepris pour arrêter son activité.
Geographie :
Située au carrefour de l'Europe et de l'Asie, au cour des Balkans, la Bulgarie présente une étonnante diversité de paysages. Une plaine battue par les vents monte des rives du Danube jusqu'aux sommets arrondis de la Stara Planina. Cette chaîne coupe d'est en ouest la moitié nord du pays depuis la mer Noire jusqu'à la Yougoslavie. Le Sud de la Bulgarie est encore plus montagneux. Le pic Musala (2 925 m) dans le massif du Rila, au sud de Sofia, est le plus haut sommet entre les Alpes et le Transcaucase. Le pic Vihren (2 915 m), dans le massif du Pirin, plus au sud, atteint presque la même altitude. La chaîne des Rhodopes s'étend vers l'est du Rila au Pirin, le long de la frontière grecque. Elle sépare le mer Égée de la plaine de Thrace de la Bulgarie centrale. Cette plaine s'ouvre sur la mer Noire par de vastes baies et des lacs côtiers à Burgas et à Varna.
Climat :
La Bulgarie possède un climat tempéré, avec des hivers froids et humides et des étés chauds et secs. A Sofia, la température moyenne journalière dépasse 15°C de mai à septembre, 11°C en avril et octobre, 5°C en mars et novembre. Elle descend au-dessous de 0°C en décembre et janvier.
Faune et Flore :
Vu les difficultés économiques, la protection de l'environnement n'est pas le souci majeur du pays. Braconnage et abattage d'arbres se pratiquent dans des zones protégées, au détriment d'oiseaux tels que la cigogne blanche et le vautour moine. La population d'ours de la Bulgarie s'est accrue temporairement avec l'arrivée des « ours réfugiés » fuyant la Yougoslavie en guerre. Mais elle est à nouveau en déclin. Les cerfs et les lapins sont à peu près les seuls mammifères que l'on voit quand on marche en forêt.
Art :
Après cinq siècles de domination ottomane, la culture bulgare a connu une renaissance au XIXe siècle sous l'impulsion d'écrivains et d'artistes. Auteur de superbes fresques, le peintre Zahari Zograf (1810-1853) s'est inspiré de l'art médiéval bulgare des monastères. Les musées de ces monastères recèlent aussi d'étonnantes sculptures de saints de la taille d'un grain de riz, réalisées par des moines contemplatifs.
Idéalistes et souvent engagés dans les luttes politiques, nombre de poètes ont marqué l'histoire de la littérature bulgare. Citons Christo Botev (fin du XIXe siècle), Dimcho Debelyanov, tué au cours de la Première Guerre mondiale ou Geo Milev, partisan des insurrections de l'après Première Guerre mondiale, capturé et tué par la police. Très célèbre, Ivan Vazov est connu pour son roman, Sous le joug (1890), qui décrit le soulèvement de 1876 contre les Turcs.
Un ancien mythe grec fait de la Thrace le pays d'origine d'Orphée et des muses, une tradition que revendiquent les chanteurs bulgares. Les chants religieux orthodoxes sont marqués par le mysticisme des fables et des légendes régionales. Les chansons et les danses populaires reflètent davantage l'influence turque. Le Mystère des voix bulgares, chour polyphonique féminin, a fait connaître cette musique dans le monde entier.
Fêtes et festivals
Les principaux jours fériés sont le Nouvel An (1er et 2 janvier), la fête de la Libération de 1878 (3 mars), la fête de l'alphabet cyrillique (24 mai) et Noël (25 et 26 décembre). Pourquoi deux jours pour Noël ? Parce que la pratique religieuse étant interdite sous l'ère communiste, les croyants avaient inventé une fête séculière (ressemblant étrangement à la fête orthodoxe) le lendemain de Noël. Depuis l'effondrement du communisme, Noël est de nouveau célébré le 25 décembre, mais le lendemain a conservé son caractère festif.
Parmi les coutumes traditionnelles, on continue à fêter Trifon Zarezan, le 14 février, l'ancienne fête des viticulteurs. Ce jour-là, on taille la vigne et on l'arrose de vin pour que les vendanges soient abondantes. Le 1er mars, les Bulgares s'offrent des martenitsi, glands en fil rouge et blanc porte-bonheur. Ils les portent au début du printemps puis les accrochent à un arbre dès qu'ils voient la première cigogne.
Le Festival de folklore de Koprivshtitsa accueille tous les quatre ans quelque 4 000 concurrents pour les finales du concours. A Pernik a lieu tous les deux ans un festival de danses traditionnelles destinées à écarter les mauvais esprits et à attirer les bons pour que la récolte soit abondante. Les danseurs portent des costumes et des masques. Autre fête de printemps, Koukeri se célèbre surtout dans les Rhodopes. La fête des roses donne lieu à des chants et des danses populaires à Kazanlâk et à Karlovo, le premier dimanche de juin.
Gastronomie :
Les Bulgares se nourrissent de plats à base de viande, de pommes de terre et de haricots, accompagnés de salades. Méfiez-vous des verres à eau remplis de rakia et de mastika, deux alcools fort appréciés, mais très forts. Le petit déjeuner, à base de pain, se prend en chemin : remarquez les échoppes qui vendent de délicieux banitsi, dont la pâte est au fromage, avec lesquels on boit souvent du boza, une boisson au millet. Le déjeuner constitue le principal repas de la journée. Le dîner se prend tard le soir et indique surtout le passage des apéritifs aux alcools plus sérieux.
Histoire
Antiquité - Peuplée à l'origine par les Thraces, l'actuelle Bulgarie est colonisée par les Grecs, conquise par les Romains, puis intégrée dans l'Empire byzantin.
VIe siècle - Arrivée de tribus slaves. VIIe siècle - Les Bulgares, peuple turc, franchissent le Danube en 679 et fondent le premier Empire bulgare. VIIIe-Xe siècles - L'Empire se développe vers le sud aux dépens de Byzance. Les Bulgares sont finalement assimilés par les Slaves, plus nombreux. Sous Boris Ier (852-889), la Bulgarie se convertit au christianisme orthodoxe (865) et adopte l'alphabet cyrillique. L'église bulgare devient indépendante en 870. Le premier Empire bulgare connaît son apogée sous Siméon Ier (893-927) le Grand.
1018-1185 - La Bulgarie passe sous domination byzantine.
1185-1396 - Le second Empire bulgare, fondé par Jean et Pierre Asen, domine les Balkans. A partir du milieu du XIIIe siècle, il se subdivise en principautés.
1396-1878 - La Bulgarie est annexée par l'Empire ottoman durant plus de quatre siècles. L'assimilation reste, toutefois, partielle. La survie de l'esprit national se manifeste au XIXe siècle par des insurrections férocement réprimées.
1878 - Grâce à l'intervention de la Russie, la Bulgarie devient autonome (traité de San Stefano). Mais les puissances européennes imposent le maintien de l'administration ottomane en Macédoine et en Roumélie orientale.
1908 - Ferdinand Ier prend le titre de tsar et proclame l'indépendance totale du pays.
1912 - Première guerre balkanique : alliée à la Serbie et à la Grèce, la Bulgarie mène une guerre victorieuse contre la Turquie.
1913 - Seconde guerre balkanique : en désaccord avec ses anciens alliés sur le partage de la Macédoine, la Bulgarie se retourne contre eux. Vaincue, elle perd une grande partie de ses conquêtes.
1915-1918 - Elle s'engage dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l'Allemagne et de l'Autriche-Hongrie. Le traité de Neuilly (1919) lui retire l'accès à la mer Égée. Crises économiques et insurrections communistes suivies de répressions marquent l'entre-deux-guerres.
1941-1944 - La Bulgarie se range aux côtés de l'Allemagne mais refuse de participer à la guerre contre la Russie, son ancien libérateur. 1944 - Changement de camp : la Bulgarie, envahie par les troupes soviétiques, s'allie avec l'URSS contre les Allemands. Un coup d'État amène au pouvoir le Front de la patrie (ancien mouvement clandestin fondé en 1942 et dirigé en fait par le Parti communiste).
1946 - Proclamation de la République populaire de Bulgarie.
1947 - Le traité de Paris ramène la Bulgarie à ses anciennes frontières, agrandies de la Dobroudja du Sud.
1946-1990 - Dotée d'un régime étroitement lié à l'URSS, la Bulgarie reste dominée par le Parti communiste. Sous Todor Zivkov, premier secrétaire du parti de 1954 à 1989, le pays devient l'un des plus prospères d'Europe de l'Est.
1990 - Abolition du rôle dirigeant du Parti communiste. Premières élections libres remportées par l'ancien Parti communiste rebaptisé Parti socialiste bulgare (PSB).
1990-2000 - PSB et UFD (Union des forces démocratiques) sont les deux partis dominants. Ils alternent au pouvoir dans une vie politique plutôt chaotique. Sept gouvernements se succèdent en sept ans, sans réussir à juguler l'inflation, le chômage, l'accroissement de la dette publique. Le pays renoue cependant avec la croissance en 1995.
2001 - Election d'un tandem politique inattendu : le socialiste Gueorgui Parvanov, chef d'une formation construite sur les ruines du Parti communiste, est élu président et Siméon de Saxe-Cobourg-Gotha (monarque déchu à l'âge de neuf ans revenu dans son pays après une vie d'exil), premier ministre.
2002 - Au sommet de Copenhague, l'adhésion de la Bulgarie à l'Union Européenne est fixée à 2007.
Sofia
Seule grande ville de Bulgarie, Sofia présente un double aspect. D'un côté, le charme des carrioles à cheval, des étals qui vendent des produits de la ferme et des cafés en terrasse l'été. De l'autre, les problèmes urbains de drogue et de criminalité. Reconstruit avec goût après la Seconde Guerre mondiale, le centre-ville a un certain cachet avec ses vastes places pavées de brique jaune. Il contraste avec les faubourgs, boueux, hérissés de monstrueuses constructions staliniennes. De la gare centrale, située au nord, le boulevard Marija Luiza mène au cour du centre-ville, à la cathédrale Sveta Nedelya. Non loin, l'église St Petra Semerdjuska abrite de jolies fresques dans une sombre nef. De l'autre côté de la cathédrale, près du musée national d'Histoire, s'étend Vitosha Bulvard, l'avenue à la mode de la Sofia moderne.
A l'extrémité est du centre-ville se dresse l'église Alexandre Nevski. Cet édifice néo-byzantin fut construit en l'honneur des 200 000 Russes morts pendant la guerre pour l'indépendance de la Bulgarie. Dominant Ploschtad Batenberg, le mausolée de Georgi Dimitrov rappelle le souvenir de celui qui fut le premier ministre de la Bulgarie communiste entre 1946 et 1949. Un peu au nord, l'ancienne maison du Parti, à la lourde architecture stalinienne, fut saccagée et en partie brûlée par les manifestants en 1990. Elle fut ensuite occupée par un cinéma, un bazar et une discothèque avant que l'administration la récupère à son usage.
Le mont Vitosha, sommet arrondi qui se profile à 8 km à vol d'oiseau au sud de Sofia, constitue un lieu de promenade très couru le dimanche car il est accessible en bus. Mieux vaut, si possible, s'y rendre en semaine. En hiver, on y fait du ski. En été, un télésiège permet d'aller admirer la vue.
Depuis la fin du monopole communiste sur le tourisme, il est beaucoup plus facile de se loger à peu de frais. Il n'empêche que les tarifs restent jusqu'à dix fois plus élevés pour les étrangers que pour les Bulgares. Les nouveaux hôtels privés qui fleurissent dans le centre offrent souvent un meilleur rapport qualité-prix. Sinon, des agences spécialisées vous indiqueront des chambres chez l'habitant. C'est à Sofia que l'on trouve la cuisine la plus cosmopolite de Bulgarie. Mais les restaurants les plus sympathiques sont les mehanas, des sortes de tavernes, généralement très bon marché, où l'on sert de la cuisine traditionnelle jusque tard le soir.
Les majestueuses montagnes du Rila, au sud de Sofia, se prêtent idéalement à la randonnée. L'excursion classique jusqu'au monastère de Rila demande deux ou trois jours. Ceux qui ont des mollets en acier peuvent partir de la station de ski de Borovets et faire l'ascension du pic Musala, le plus haut sommet de la péninsule des Balkans. Niché dans une étroite vallée à 119 km au sud de Sofia, le monastère de Rila a contribué à la sauvegarde de la culture bulgare durant la longue période de la domination ottomane, du XVe au XIXe siècle. Fondé en 927, le monastère servait de retraite pour les ermites. En 1335, il fut déplacé de 3 km jusqu'à son emplacement actuel. La tour-clocher à côté de l'église reste le seul vestige de cette époque. Détruit par un incendie en 1833, le monastère a été reconstruit peu après dans le style de la Renaissance bulgare. La magnifique église, surmontée de trois grands dômes, est couverte de 1 200 fresques représentant les donateurs et des personnages bibliques. Une iconostase dorée figure des scènes de la Bible. Le musée abrite des objets d'arts religieux ainsi que des costumes folkloriques et des objets domestiques.
Veliko Târnovo
Capitale du second Empire bulgare (1185-1393), Veliko Târnovo est imprégnée d'histoire. La rivière Yantra serpente au fond d'une gorge au cour de la cité dont les pittoresques maisons sont suspendues aux parois rocheuses. Pratiquement encerclée par la rivière, la citadelle de Tsaravets, aujourd'hui en ruine, était une vaste forteresse qu'attaquèrent les Turcs en 1393. De l'église patriarcale de l'Assomption, reconstruite au sommet de la colline, on jouit d'une superbe vision en surplomb sur les fondations du palais royal qui abrita 22 tsars successifs. Au nord, se trouve le rocher des exécutions d'où l'on précipitait les traîtres dans la rivière.
Ville universitaire, Veliko Târnovo est suffisamment animée pour qu'on s'y s'attarde avec plaisir quelques jours. Les bars abondent dans la partie escarpée qui borde la principale artère. En dévalant les ruelles pavées, on débouche rapidement sur un certain nombre d'auberges, d'hôtels et de restaurants relativement bon marché.
Nesebâr
Au bord de la mer Noire, la ville se dresse sur une petite péninsule rocheuse reliée à la terre ferme par un isthme étroit. Carrefour commercial très important pour Byzance, la cité comptait autrefois 40 églises construites aux Ve et VIe siècles, et actuellement en ruine. Ayant perdu son rôle commercial au XVIIIe siècle, Nesebâr vit aujourd'hui surtout de la pêche et du tourisme. Les vestiges des murailles qui entouraient la cité au IIe siècle surplombent l'arrêt des bus. Des maisons en pierre et en bois bordent les ruelles pavées et sinueuses.
Il existe sur la péninsule des chambres chez l'habitant et des hôtels bon marché. Cependant l'été, pour trouver de la place, on est souvent obligé de se rabattre sur la vilaine station de Sunny Beach, à 10 minutes à l'ouest de Nesebâr et à 36 km au nord de Burgas. Des bus fréquents relient Burgas et Sunny Beach. De là, des navettes desservent régulièrement Nesebâr.
Les montagnes des Rhodopes
Gorges spectaculaires, escarpements rocheux, forêts de pins, champs en terrasse et villages isolés où vivent diverses communautés ethniques : les montagnes des Rhodopes plairont à ceux qui aiment prendre leur temps. C'est là que les traditions des Slaves de Bulgarie restent les plus vivaces. C'est là aussi que vit la plus grande partie de la population musulmane : les ethnies turque et pômak dont les ancêtres furent islamisés sous la férule ottomane. Durant l'ère communiste, une zone interdite de 20 kilomètres était établie le long de la frontière sud de la Bulgarie afin d'isoler les villageois de cette région.
La plupart des voyageurs ne s'aventurent guère plus bas que le monastère de Bachkovo, à 30 km au sud de Plovdiv. Smolyan, une grosse localité vouée à l'exploitation forestière, située 70 km plus au sud constitue une bonne base pour visiter la région alentour. La station de ski de Pamporovo, à 16 km au nord-ouest, est très fréquentée par des groupes de touristes venus d'Allemagne ou d'Angleterre. A 20 km au nord-ouest de Smolyan, le petit village de Shiroka Lâka offre l'image inoubliable de ses maisons de pierre, entre lesquelles vagabondent les chèvres et circulent les villageois la fourche à la main. Son école de musique traditionnelle, fondée en 1971 pour préserver la musique et le folklore des Rhodopes, donne régulièrement des spectacles publics.
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