CUBA
Glorifiée par les uns, honnie par les autres, Cuba soulève les passions depuis ce jour de 1959 où Fidel Castro et Che Guevara donnèrent un nom à sa révolution. Quarante années plus tard, la "Perle des Caraïbes" est l'un des derniers bastions du communisme. à quelques encablures des états-Unis. La plus grande des îles des Caraïbes a certes connu des jours meilleurs. Affaiblie par la chute du bloc de l'Est et de plus en plus convaincue de la déroute de son économie, l'île cultive maintenant une certaine nostalgie tandis que beaucoup de ses enfants jettent des regards envieux vers la mer. La magie cubaine se conjugue pourtant toujours au présent. Faite de rhum et de cigares, de rumba et de danzón, de trésors d'architecture coloniale, de 300 plages de sable blanc et de luxuriante végétation tropicale, elle se décline de La Havana-Vieja au Parque Nacional Sierra Maestra.
INFOS PRATIQUES Visa : Pour un séjour de 30 jours maximum, une carte de touriste est délivrée contre paiement par les tours opérateurs, qui peut être prorogée sous réserve de l'accord des services cubains d'immigration. Le visa est en revanche obligatoire pour les voyages professionnels ou si vous souhaitez loger chez des Cubains. Santé : La fièvre jaune, la poliomyélite, le paludisme et la diphtérie ont été éradiqués à Cuba depuis plusieurs dizaines d'années. Mieux vaut cependant être vacciné contre l'hépatites A et B, la typhoïde et le tétanos. Munissez-vous de médicaments de base car les pharmacies cubaines sont souvent en rupture de stocks. Décalage horaire : - 6 heures par rapport à la France (GMT -5 heures) Poids et mesures : le système métrique est en vigueur mais d'anciennes unités de mesure américaines ou espagnoles sont parfois utilisées Electricité : le courant généralement distribué est de 110 volts à 60 hertz. Certains hôtels récents proposent cependant du 220 volts. Les prises sont de type américain (deux fiches parallèles plates).
QUAND PARTIR Aucune saison n'est réellement désagréable. La période qui s'étale entre décembre et avril est la saison touristique par excellence. L'autre saison d'affluence est celle de juillet/août, qui correspond aux vacances des Cubains. La saison des pluies s'étend de mai à octobre. Mieux vaut éviter Noël, Pâques et les environs de 26 juillet si vous n'appréciez pas la foule.
A NE PAS MANQUER LA HAVANE Centre névralgique de l'île, La Havane est la plus grande ville des Caraïbes. Peu éprouvée par les guerres et révolutions des deux derniers siècles, La Habana est certainement la plus belle cité coloniale espagnole sur le Nouveau Continent. La réalité, cela dit, perce sous le vernis romantique qui colle à la ville : la capitale cubaine - dont la vieille villefut classée en 1982 au patrimoine mondial de l'Unesco - souffre de la vétusté de ses habitations et près de 300 immeubles s'y effondreraient chaque année. La Habana conserve néanmoins un charme surrané qui doit beaucoup à ses façades craquelées par le temps et au vrombissement de moteur des " belles américaines " des fifties et sixties qui sillonnent ses calles. Les extraordinaires châteaux espagnols d'El Morro et de La Cabaña et ses palais, musées et églises coloniales y côtoient les étonnants monuments révolutionnaires du Pavillón Granma ou du mémorial dédié à Jose Martí. Enfin, La Havane ne serait rien sans ses boîtes de nuit aux grisants parfums des années 50, les marchés de La Habana Vieja et l'amicale exubérance de ses habitants.
TRINIDAD La magnificence de Trinidad - aujourd'hui véritable ville musée inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco - fut éphémère. Fondée en 1514, la ville fut cantonnée au rôle d'étape pour contrebandiers de toutes sortes jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Elle prit son essor au lendemain de la révolte des esclaves d'Haïti, lorsque des centaines d'exilés français s'y installèrent. Quelques décennies plus tard, la région produisait le tiers du sucre de canne cubain. Cet âge d'or fut de courte durée : les guerres d'indépendance en sonnèrent le glas en causant des dommages considérables aux plantations. Les 150 dernières années, heureusement, n'ont que peu altéré les églises baroques de Trinidad, ses sols en marbre de Carrare et ses rues pavées, ses ferroneries ouvragées et ses toits de tuiles rouges. L'arrière pays de Trinidad regorge de sites à découvrir et quelques-unes des plus belles plages de l'île s'étendent à proximité.
PINAR DEL RIO Randonneurs, pêcheurs, baigneurs, plongeurs, ornithologues amateurs et autres amoureux de la nature tomberont sous le charme de cette grande province de l'ouest de l'île. Certainement l'une des plus belles de Cuba, la province de Pinar del Río réserve bien des surprises : sources thermales, culture du tabac (elle produit 80% de la production cubaine), étonnants reliefs érodés de la région du Viñales, et explorations sous-marines à Cayo Levisa.
BAYAMO Au sud de l'île, Bayamo est la capitale de la province de Granma. Peu fréquentée des touristes, la région occupe une place à part dans l'histoire cubaine. Non seulement Castro et 81 de ses rebelles débarquèrent le long de ses rivages le 2 décembre 1956, mais cette province vit naître la première guerre d'indépendance, en 1868. La région accumule les centres d'intérêts historiques - notamment le lieu où José Martí fut assassiné - et compte l'un des plus beaux parc national cubain, le Gran Parque Nacional Sierra Maestra.
ISLA DE LA JUVENTUD Deuxième île de Cuba par sa superficie, "La Isla" - comme l'appellent les Cubains - fut naguère le repère des pirates Francis Drake ou Thomas Baskerville. Ces écumeurs des mers avaient incontestablement bon goût : cette île de la mer des Caraïbes, dont Robert Louis Stevenson s'inspira pour écrire "L'île au trésor", séduit par ses paysage naturels restés vierges et sa quiétude. Le simple fait d'y accoster représente en soi une aventure. Escale idéale des voyageurs indépendants, "La Isla" est la destination de prédilection des amateurs de plongée. Quant aux îlots qui la bordent, ils sont un exceptionnel sanctuaire de tortues, d'iguanes et de pélicans.
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